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Être heureux en se contentant de peu : mythe ou réalité ?

On dit souvent que le bonheur ne s’achète pas, qu’il faut apprendre à se contenter de ce que l’on a. Il existe des personnes riches qui sont pourtant malheureuses comme les pierres et, à l’inverse des personnes possédant peu de biens matériels qui semblent pourtant toujours souriantes et optimistes. Ces deux comportements paraissent extrêmes néanmoins un individu a généralement une certaine propension à voir le verre à moitié vide ou au contraire à moitié plein. Chacun peut, à un moment donné, décider de déplacer le curseur de son bien-être personnel vers le côté positif. La démarche n’est pas toujours simple mais une prise de conscience de notre état de bonheur global est une première étape pertinente.

Alors, lorsque l’on n’a pas tout ce que l’on désire dans la vie peut-on tout de même être heureux ?

Photo by Daniel Reche on Pexels.com

Qu’est-ce que “peu” ?

Lorsque l’on parle de “peu” on désigne souvent des choses matérielles et les besoins dits primaires : manger, se loger, dormir. Ainsi, dans chaque pays il est possible de définir un seuil de pauvreté, c’est à dire un minimum de revenu en dessous duquel un citoyen de ce pays ne pourra pas assouvir tous ses besoins essentiels. Mais dans ce cas, les personnes qui vivent en-dessous de ce seuil de pauvreté sont-elles nécessairement plus malheureuses que les autres ? Peut-être as-tu déjà fait toi aussi un voyage dans un pays en développement. Compte tenu de ce que l’on voit ou lit dans les médias il est facile d’avoir un certain nombre d’a priori et pourtant les gens sont si souvent généreux et souriants dans ces pays dits “pauvres”. Les personnes qui ont le moins sont souvent celles qui donnent le plus et sont le plus solidaires entre elles.

Lire : Comprendre la différence entre ce que tu veux et ce dont tu as besoin

L’argent ne fait pas le bonheur bien qu’il participe à notre confort matériel. Ainsi, il est tout à fait possible d’expérimenter de la joie et du contentement même en ayant peu. À l’inverse, un individu peut se permettre de se payer toutes les choses matérielles qu’il désire et malgré tout être malheureux. C’est que le bonheur est un état bien plus complexe à atteindre qu’on ne le pense. Il est difficilement mesurable ou palpable. On peut établir une échelle mondiale du bien-être basée sur des critères socio-culturels et économiques et ainsi établir un classement entre les pays. Toutefois, il est beaucoup plus compliqué d’utiliser une méthodologie similaire pour mesurer le niveau de bonheur des individus concernés. Il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu notamment l’adéquation entre nos valeurs et notre style de vie.

Vers une approche minimaliste

Photo by Scott Webb on Pexels.com

Le minimalisme fut d’abord un mouvement artistique apparu dans les années 1960 aux Etats-Unis. Aux antipodes des autres mouvements contemporains, l’idée de ces artistes est de réduire leur œuvre à l’essentiel en leur enlevant tout élément jugé superflu. La maxime du mouvement était “less is more” (“moins c’est mieux”). Depuis quelques années ce mouvement fait un retour en force cette fois-ci dans notre vie quotidienne. Le but est de revenir à l’essentiel en se débarrassant du “trop”, en ne consommant que le nécessaire et ainsi s’affranchir des dogmes de la société de consommation.

On arrête de faire les soldes pour faire les soldes, alors que l’on ne manque de rien en particulier, on se déleste des vêtements et objets qui prennent la poussière depuis des années faute d’avoir été portés ou utilisés. On épure son appartement, aménage son espace de façon à avoir plus de place et de lumière etc. De plus en plus de personnes sont aujourd’hui des adeptes du minimalisme parfois sans en avoir conscience et changent leur mode de vie et de pensée. Plus qu’une démarche écologique, il s’agit également de réduire les éléments qui encombrent non seulement notre espace mais aussi notre esprit et nous empêchent de voir ce qui est vraiment important. Le fait d’avoir “plus” ne veut pas forcément dire se sentir “mieux”. C’est la raison pour laquelle on conseille de se contenter de peu, car c’est en apprenant à être heureux en ayant le minimum vital que l’on peut véritablement se détacher des choses matérielles et prendre l’entière responsabilité de notre propre bonheur.

Voir au-delà du monde physique

Pourquoi est-ce que les moines tibétains ou les nonnes catholiques font-ils vœux de pauvreté et renoncent-ils à la société de consommation pour vivre une vie sans faste, tourner vers leur foi ? Tout simplement parce qu’ils savent que le matériel ne peut rendre une personne heureuse. Bien sûr, le fait de pouvoir s’offrir tel ou tel article, d’avoir un toit, à manger et de la sécurité contribuent à notre bien-être d’un point de vue physique. Mais penses-tu sincèrement que cela contribue à ton bonheur ? Si tel était le cas, pourquoi est-ce que tu n’en as jamais assez ? Pourquoi toujours se tourner vers un objet extérieur pour tenter de ressentir un contentement intérieur ?

Lire : Que faire lorsqu’on ne contrôle plus la situation ?

Ces biens matériels ne peuvent nourrir l’esprit d’un être humain. “Je pense donc je suis”, disait le philosophe Descartes. C’est ce qui nous distingue entre autres des autres mammifères. L’homme n’agit pas uniquement en fonction de son instinct. Il pense, réfléchit, possède des rêves. Tu n’es pas fait uniquement de chair et d’os. Ta vie est multidimensionnelle et composée de différentes sphères : financière, relationnelle, professionnelle et spirituelle. Chacune requiert un travail distinct. Tu es heureux sur le moment lorsque tu assouvies les besoins spécifiques à l’une de ces sphères mais tant qu’il n’y a pas d’équilibre, ces moments de “bonheur” resteront fugaces. C’est pourquoi le fait de pouvoir consommer ou acheter ne suffit pas. Ton pouvoir d’achat n’est qu’un critère parmi tant d’autres. Par exemple, travailler sur ta sphère spirituelle via des exercices de développement personnel est indispensable pour apprendre à te faire confiance et à prendre soin de toi. La qualité des relations que tu entretiens avec les personnes autour de toi est aussi primordiale pour ton équilibre personnel.

Alors pose-toi les questions suivantes : Quel est ton but dans la vie ? Ce pour quoi tu as envie de te lever tous les matins et entamer une nouvelle journée ? La raison pour laquelle tu ressentiras de la joie et de la reconnaissance même dans les moments difficiles. L’unique raison pour laquelle, même si tu perdais l’une des choses matérielles que tu as en ce moment, tu éprouverais malgré tout un sentiment de complétude. C’est en répondant à ces questions que tu pourras commencer ta quête du véritable bonheur.

Lire : Mon Why et comment le trouver

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