resigning démissionner malheureux au travail

Quand et pourquoi démissionner ?

Voilà une thématique qui n’est pas facile à aborder, notamment quand on est au tout début de sa vie professionnelle. Une amie m’a récemment demandé : quelles sont les “bonnes” raisons pour démissionner ? Quelle est, pour ainsi dire, la limite à ne pas franchir lorsque l’on est malheureux au travail ? Je partage avec toi mon avis sur le sujet en me basant sur ma propre expérience.

Mais avant, revenons sur la perception de l’acte de démissionner.

Démissionner: un caprice ou manque de combativité ?

On a souvent des attentes concernant notre emploi et la satisfaction que l’on souhaite en tirer. Une personne démissionne-t-elle donc suite à un simple caprice car elle n’obtenait pas la satisfaction attendue assez rapidement à son goût ? Ou pire encore, est-ce un signe de fragilité car celle-ci n’avait pas les nerfs assez solides pour le métier qu’elle exerçait ? Démissionner est souvent assimilé au fait d’abandonner et a, par conséquent, une connotation très péjorative. Il est difficile d’appréhender ce qui peut pousser une personne à démissionner quand, à la surface, tout semble aller pour le mieux. Chaque individu est différent, on perçoit souvent une partie infime de l’iceberg et des raisons derrière cette décision.

La peur de prendre la mauvaise décision

Prendre le temps de la réflexion sur les causes profondes de son mal-être est essentiel avant de prendre la décision de démissionner. Il est en effet crucial de s’assurer de ne pas agir sur le coup de l’émotion après une mauvaise journée par exemple. Selon moi, avoir le sentiment de monter sur un ring de boxe à chaque fois que l’on se rend au travail n’est pas l’idéal et, est rarement un stimulus positif. Néanmoins, la peur de prendre les choses trop à cœur et d’exagérer la situation, empêche de s’en apercevoir.

Tu dois, tout d’abord, prendre conscience que démissionner ne consiste pas en un acte unique et figé dans le temps. Il s’agit en fait d’un processus. C’est un schéma de pensée qu’il est bon d’adopter tout au long de sa carrière. Afin de rendre ce processus simple et efficace, les conseils que je te donne sont les suivants.

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Ce n’est pas une fatalité

Je crois qu’il est important de démystifier ce mot. Une démission est, certes, la fin de quelque chose mais c’est aussi l’opportunité d’élargir le champ des possibles. Sache que tu n’es pas le premier et ne seras, sans doute, pas le dernier à aspirer à un changement professionnel dans ta carrière. À la fin de tes études, n’ayant que peu ou pas d’expérience, tu ne te connais pas encore suffisamment pour choisir avec certitude l’emploi qui te convient le mieux. Ainsi, ne te blâme pas si tes premières expériences ne sont pas aussi épanouissantes que ce que tu espérais.

Se recentrer sur soi

Peut-être que tu avais commencé ce travail en sachant au fond de toi qu’il n’était pas fait pour toi ou alors, la routine s’est installée et celui-ci ne te procure plus la même satisfaction. Quoiqu’il en soit, il est temps de faire une introspection et réfléchir à ce que tu veux vraiment. Apprendre à te connaitre sera la clé pour t’assurer de ne pas avoir de regrets, quelque soit la décision que tu prendras. Cela te donnera par la suite des bases solides lorsque tu seras confronté à un choix qui déterminera la suite de ton parcours.

Avoir un plan

Plutôt que de ressasser toutes les frustrations que tu as vécues et t’en vouloir de pas avoir réagi plus tôt, prend une feuille, un stylo et couche sur papier ce que tu attends de ton futur emploi : missions, atmosphère de travail, possibilité d’évolution interne voire internationale, ce que tu souhaiterais ressentir en te rendant au travail et ainsi de suite. Compare cette liste à ta situation actuelle et coche les points que tu aimerais améliorer. Ceci te permettra de réaliser que tout n’était pas si terrible. Cela te sera aussi utile pour discuter avec ton employeur avec calme et discernement et, ainsi, constater ce que tu peux changer ou améliorer dans ton quotidien.

Passer à l’action

Maintenant que tu sais ce que tu veux (et ne veux plus) il est temps de passer à l’action. Tu as discuté avec ton/ta responsable et les personnes adéquates mais, malheureusement tu ne vois pas d’autre issue possible. Deux possibilités : soit, tu commences ta recherche d’un nouvel emploi, tout en prenant en compte que tu devras certainement respecter un préavis de départ. Soit, tu remets ta lettre de démission et décides de te consacrer entièrement à ta recherche. Ta décision dépendra de ta situation personnelle et de ton mode de fonctionnement.

Dans le premier cas, tu devras continuer tes missions et demeurer un employé sérieux et engagé. J’insiste sur ce dernier point. S’assurer que la personne qui reprendra ton poste aura toutes les clés en main pour réussir ta succession, garder une bonne relation avec tes collègues et ton/ta responsable font partie de tes obligations. C’est aussi faire preuve de maturité et de loyauté envers ton employeur actuel. Cette mentalité te servira tout au long de ta carrière. Une lettre de recommandation pourrait également t’être utile dans ta recherche, ce qui n’est pas négligeable. L’inconvénient principal sera de trouver l’énergie nécessaire à une recherche d’emploi qui te demandera du temps et de la motivation : rédiger des candidatures et être flexible pour se rendre à des entretiens d’embauche, n’est pas chose aisée lorsque l’on a un emploi à temps plein à gérer.

Dans le second cas, tu as la possibilité de quitter rapidement ton emploi et donc de te consacrer uniquement à ta recherche. Le temps ne te manquera donc pas, de même pour ta motivation. Commence alors une période de chômage qui peut s’avérer plus ou moins longue et éprouvante. Le piège consiste à se laisser happer par la trappe à inactivité. Tu ressens un vide laissé par ce travail que tu avais si hâte de quitter.

Pris(e) par les doutes, tu fais malgré toi l’autruche en repoussant toujours à plus tard tes candidatures. Tes amis, tes proches continuent à avoir une vie rythmée par leur travail et tu te sens mis à l’écart : être étiquetté “chômeur” te pèse de plus en plus. La liste que tu auras rédigée lors de la première étape te sera, à ce moment précis, d’un grand soutien pour garder le moral et te rappeler que le meilleur reste à venir.

Faire un auto-check

Tu as décroché un nouvel emploi : houra ! Toutefois, tu devras régulièrement faire un auto-check pour t’assurer que celui-ci reste aligner avec tes aspirations. Tu pourras actualiser ta liste à mesure que tes besoins évolueront et ainsi, avoir matière à discuter lors des points que tu feras avec ton/ta responsable. Le but étant d’apprendre de ses erreurs et de ne pas accepter une offre par dépit. Le dicton “mieux vaut prévenir que guérir” s’applique ici. Être proactif t’aidera à anticiper et résoudre d’éventuels challenges.

Si tu commences un nouvel emploi ou penses à te réorienter je t’envoie mes ondes positives. Tu vas y arriver ! N’hésite pas à partager ta propre expérience afin d’aider d’autres personnes dans la même situation.

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